Votre flyer arrive chez quelqu’un qui magasine déjà ailleurs.
Salaberry-de-Valleyfield n’a pas un centre commercial, elle en a quatre, et ils sont séparés par de l’eau. Le lecteur qui reçoit votre flyer a déjà une destination d’achat par habitude, et ce n’est probablement pas la vôtre. La pièce ne doit donc pas lui dire où vous êtes. Elle doit lui donner une raison de changer de trajet.
Une ville à quatre pôles commerciaux
La Ville de Salaberry-de-Valleyfield publie un portrait de son territoire, et une donnée de ce portrait décide de presque tout pour qui conçoit une pièce distribuée en boîtes aux lettres. La municipalité y décrit quatre zones commerciales distinctes : le centre-ville historique, le secteur Bellerive, le corridor du chemin Larocque et le secteur du boulevard Mgr-Langlois.
Quatre. Pas un centre-ville et sa périphérie, mais quatre ensembles commerciaux séparés, chacun avec ses commerces, ses stationnements et ses habitudes de fréquentation.
À cela s’ajoute une particularité physique que peu de villes de cette taille possèdent. Le territoire est traversé par le canal de Beauharnois, et il compte plusieurs secteurs résidentiels distincts, dont la Baie, Grande-Île, Nitro et Champlain. La géographie ne se contente pas de répartir les commerces, elle place de l’eau entre certains d’entre eux et les gens qui vivent à quelques kilomètres.
Pour une distribution en boîtes aux lettres, la conséquence est directe. Deux foyers situés à cinq kilomètres l’un de l’autre, et qui recevront le même flyer le même jour, n’ont pas la même idée de ce qui est proche. Chacun a un pôle commercial de référence, et se rendre chez vous représente pour l’un un déplacement banal, pour l’autre une décision.
Ce que cette page ne traite pas
Cinq sujets voisins sont traités ailleurs et il n’y a aucune raison de les redire ici.
La localisation de l’annonceur, c’est-à-dire le fait qu’un lecteur ne sait pas toujours où vous êtes, est traitée sur notre page de Rimouski. Vous ne trouverez donc rien ici sur l’adresse, les points de repère, le stationnement ni les indications de trajet. Cette page part de l’hypothèse inverse : le lecteur sait très bien où vous êtes, et c’est justement le problème.
La péremption programmée de la pièce et la séparation entre le bloc permanent et le bloc daté sont traitées sur notre page de Repentigny. Rien ici sur les dates ni sur les échéances.
L’orientation au dépôt, c’est-à-dire le fait que vous ne choisissez pas laquelle des deux faces sera vue en premier, est traitée sur notre page de Mascouche. Rien ici sur le recto-verso.
La composition du foyer et le nombre de lecteurs sont traités sur notre page de Victoriaville. Rien ici sur qui décide dans le ménage.
Enfin, notre page de brochure pour Salaberry-de-Valleyfield traite un lecteur qui ne vous connaît pas encore et les preuves qu’il faut lui donner. Cette page-ci suppose l’inverse : le lecteur vous connaît, ou pourrait vous connaître, et il va ailleurs quand même.
Vous ne vous battez pas contre un commerce, mais contre un trajet
La plupart des flyers sont conçus comme si le lecteur choisissait entre deux commerces. Dans les faits, il ne choisit pas entre deux commerces. Il choisit entre modifier un trajet et ne pas le modifier.
Une habitude de destination commerciale se construit sur des années. Elle tient à ce qui se trouve sur le chemin du travail, à l’endroit où l’on fait déjà l’épicerie, au stationnement que l’on connaît, au pont ou au boulevard que l’on emprunte sans y penser. Sur un territoire fragmenté comme celui-ci, cette habitude est plus forte qu’ailleurs, parce que la contourner suppose de traverser quelque chose.
Un flyer qui dit uniquement ce que vous vendez ne pèse rien contre cette habitude. Il informe une personne qui n’attendait pas d’information, et il lui demande implicitement de réorganiser un déplacement pour un gain qu’elle n’a pas évalué.
La pièce doit donc contenir quelque chose que le pôle commercial habituel du lecteur ne peut pas lui offrir. Ce n’est pas nécessairement un rabais. C’est souvent un service que personne d’autre ne rend dans sa zone, une disponibilité, une spécialité, un délai. Le travail de conception commence par identifier cet élément, parce que c’est lui qui occupera le haut de la pièce.
Quatre décisions qui en découlent
Le premier bloc lu ne doit pas être votre nom, ni votre métier, ni une image d’ambiance. Il doit porter la chose que le lecteur ne trouve pas dans sa zone. Le nom de l’entreprise vient après. C’est contre-intuitif pour beaucoup d’annonceurs, et c’est la décision qui distingue une pièce qui déplace quelqu’un d’une pièce qui se fait remarquer sans conséquence.
Le lecteur doit pouvoir mettre en balance ce qu’il donne, un déplacement, et ce qu’il reçoit. Cette comparaison ne fonctionne que s’il y a une seule chose à mettre dans la balance. Multiplier les offres sur la pièce ne multiplie pas les raisons de venir, cela empêche l’arbitrage de se faire.
C’est la décision la plus rentable sur ce territoire, et la plus souvent oubliée. Une partie de vos lecteurs ne traversera jamais, quel que soit votre argument. Pour ceux-là, la pièce doit offrir une action qui ne demande aucun déplacement : un appel, une commande à distance, une prise de rendez-vous, une livraison. Cette zone se conçoit dès la maquette et non en ajout de dernière minute, parce qu’elle a besoin d’une vraie place.
Si votre budget le permet, la même maquette peut exister en deux ou trois versions dont seul le premier bloc change, selon le secteur de distribution. La structure, les couleurs et la production restent identiques, donc le coût additionnel est faible. C’est le seul cas où l’on recommande de fractionner une distribution plutôt que de l’uniformiser.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire
Traiter la ville comme un seul marché. Une distribution uniforme sur tout le territoire, avec un message unique, gaspille la moitié de son tirage sur des foyers dont le pôle commercial habituel rend votre proposition invraisemblable. Le message n’est pas mauvais, il est adressé à quelqu’un pour qui il ne veut rien dire.
Confondre notoriété et déplacement. Une pièce qui se contente de rappeler votre existence fonctionne quand le lecteur passe déjà devant chez vous. Elle ne fonctionne pas quand il faut lui faire changer un trajet. Ce sont deux objectifs différents et ils ne produisent pas la même maquette.
Mettre la raison de venir en bas. C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. L’argument qui justifie le déplacement se retrouve souvent en petit, en fin de pièce, sous le logo et les coordonnées, parce que l’ordre de la maquette a suivi l’ordre de présentation de l’entreprise plutôt que l’ordre de décision du lecteur.
Croire qu’un rabais règle le problème. Un rabais est une raison parmi d’autres, et souvent la plus chère. Sur un territoire où le frein est un trajet, une disponibilité ou une spécialité vaut fréquemment davantage qu’un pourcentage, et elle ne coûte rien en marge.
Ce que nous établissons avant de dessiner
Votre zone de référence, et celles que vous visez
Nous identifions dans lequel des pôles commerciaux vous vous situez, et lesquels vous voulez atteindre. C’est cette réponse, et non la taille du tirage, qui détermine le contenu du premier bloc.
Ce que vous offrez et que la zone voisine n’offre pas
Une question simple et rarement posée. Sans réponse claire, la pièce ne peut pas justifier un déplacement, et il vaut mieux le savoir avant l’impression qu’après.
Ce qui peut se régler sans déplacement
Appel, commande à distance, rendez-vous, livraison. Cette liste détermine la taille et la position de la zone d’action de la maquette.
Le découpage de la distribution
Une version unique ou plusieurs versions par secteur. Nous chiffrons les deux avant de choisir, l’écart de coût étant souvent plus faible que ce que les entreprises supposent.
Compléter votre image à Salaberry-de-Valleyfield
Ce que les entreprises nous demandent
Pourquoi parler de quatre zones plutôt que d’une ville ?
Parce que la Ville elle-même décrit son territoire ainsi. Elle distingue le centre-ville historique, le secteur Bellerive, le corridor du chemin Larocque et le secteur du boulevard Mgr-Langlois. Pour une distribution en boîtes aux lettres, cela signifie que vos lecteurs n’ont pas tous la même référence de ce qui est proche, et donc pas le même effort à fournir pour venir chez vous.
Faut-il vraiment produire plusieurs versions du même flyer ?
Pas toujours, et cela dépend du tirage. Quand la maquette est commune et que seul le premier bloc change, le coût additionnel se limite généralement à un calage supplémentaire. Nous chiffrons systématiquement les deux options plutôt que de recommander la plus chère par défaut.
Un rabais est-il la meilleure raison de faire déplacer quelqu’un ?
Rarement la meilleure, et presque toujours la plus coûteuse. Une disponibilité que personne n’offre dans la zone du lecteur, une spécialité, un délai court ou un service que le concurrent local ne rend pas pèsent souvent davantage, et n’entament pas votre marge.
Que mettre pour les lecteurs qui ne se déplaceront jamais ?
Une action qui ne demande aucun déplacement, et une vraie place dans la maquette pour cette action. Selon votre activité, ce sera un appel, une commande à distance, une prise de rendez-vous ou une livraison. Une partie de votre tirage ne se convertira que par ce chemin, et il est dommage de le traiter comme une mention en pied de page.
Comment savoir quel pôle commercial vise mon entreprise ?
C’est la première question que nous posons, et la réponse vient rarement d’une carte. Elle vient de vos clients actuels : d’où viennent-ils, et lesquels sont venus de l’autre côté du canal. Ce simple relevé oriente le message plus sûrement que n’importe quelle donnée démographique.
Travaillez-vous avec les entreprises de Salaberry-de-Valleyfield ?
Oui, avec des entreprises de Salaberry-de-Valleyfield et du Suroît. Pour un flyer, nous commençons par établir depuis quel pôle commercial vous parlez et lesquels vous visez. Cette réponse change la hiérarchie de la maquette avant même le choix des couleurs.
Votre flyer, conçu pour faire changer un trajet
Dites-nous d’où viennent vos clients actuels et lesquels traversent déjà pour venir chez vous. Nous construisons la pièce autour de cette réponse.
514 665-6715