Votre concurrent recevra votre flyer, lui aussi.
C’est la seule pièce de votre image qui est distribuée sans que vous choisissiez qui la reçoit. Une brochure se remet, une soumission s’envoie, un flyer se dépose dans toutes les boîtes d’un secteur. Sur un territoire aussi compact que celui de Boucherville, cela inclut celles de vos concurrents.
Un territoire plus petit qu’il n’en a l’air
La Ville de Boucherville publie le portrait de son territoire. Elle y compte 71,16 kilomètres carrés de superficie terrestre, répartis en 9 secteurs administratifs, et elle protège 4,7 kilomètres carrés de milieux naturels, un chiffre qui atteint 12,8 kilomètres carrés lorsqu’on y ajoute le parc national.
Autrement dit, une part importante du territoire ne reçoit pas de courrier, et ne peut pas en recevoir. À cela s’ajoutent les zones d’activité économique, qui occupent également une surface considérable.
Ce qui reste, le tissu résidentiel réel, est nettement plus restreint que la superficie municipale ne le laisse croire. Il est aussi continu, sans grande coupure qui séparerait durablement un quartier d’un autre.
Pour une distribution en boîtes aux lettres, la conséquence est mécanique. La zone que vous couvrez et celle que couvrent vos concurrents se recoupent presque entièrement. Il ne s’agit pas d’une probabilité à évaluer, mais d’une conséquence de la géographie : si vous distribuez dans le tissu résidentiel de Boucherville, vous distribuez là où ils sont aussi.
Ce que cette page ne traite pas
Six sujets voisins sont traités ailleurs et il n’y a aucune raison de les redire ici.
La comparaison visuelle avec un concurrent, quand deux pièces se retrouvent côte à côte et que la vôtre doit soutenir le regard, est traitée sur notre page d’habillage de véhicule pour Boucherville. Cette page-ci ne parle pas de l’allure de votre pièce à côté d’une autre. Elle parle de ce que votre concurrent y apprend. Ce sont deux problèmes différents, et le second est une question de contenu, pas de design.
Le découpage d’une distribution par secteur, et la production de plusieurs versions d’une même maquette, sont traités sur notre page de Salaberry-de-Valleyfield. Rien ici ne recommande de fractionner un tirage.
L’orientation de la pièce au moment du dépôt est traitée sur notre page de Mascouche. Rien ici sur le recto-verso.
La péremption programmée du contenu est traitée sur notre page de Repentigny. Rien ici sur les dates.
Le lecteur qui ne sait pas où vous êtes est traité sur notre page de Rimouski. Rien ici sur l’adresse ni les indications de trajet.
Enfin, la pièce que l’on conserve par opposition à celle que l’on jette est traitée sur notre page de cartes d’affaires pour Boucherville.
Un flyer est un document public, et il le reste
La plupart des entreprises conçoivent leur flyer comme une conversation privée avec un client potentiel. Le ton, les arguments et les concessions sont choisis comme si personne d’autre n’allait lire la pièce.
Ce n’est pourtant pas un envoi ciblé. C’est une publication. Elle est produite en grande quantité, déposée sans filtre dans un secteur, et elle survit plusieurs jours sur un comptoir avant d’être jetée. Toute personne intéressée par ce que vous faites peut se la procurer sans le moindre effort.
Cela change ce qu’il est raisonnable d’y écrire. Un flyer qui annonce une nouvelle offre annonce cette offre à tout le monde en même temps, y compris à ceux qui peuvent y répondre. Un flyer qui dévoile un positionnement en préparation le dévoile avant que vous ne soyez prêt à le défendre.
L’erreur symétrique existe et elle est tout aussi courante. Par crainte d’en dire trop, certaines entreprises produisent une pièce si prudente qu’elle ne dit plus rien du tout. Elle ne renseigne pas le concurrent, mais elle ne renseigne pas le client non plus. La bonne question n’est donc pas d’en dire moins, mais de choisir ce qui garde sa valeur même une fois connu de tous.
Quatre décisions qui en découlent
Un rabais se copie le jour même. Un horaire élargi se copie en une semaine. Une compétence, une certification, un équipement, une durée de garantie adossée à une capacité réelle ne se copient pas dans ce délai. La pièce doit porter en priorité ce qui résiste à l’imitation rapide, parce que c’est le seul contenu dont la divulgation ne vous coûte rien.
Le réflexe de retirer les prix pour ne pas se faire aligner se comprend, mais il coûte souvent plus qu’il ne protège. Un lecteur sans repère de prix reporte sa décision, et un concurrent motivé connaît déjà vos tarifs. Ce qu’il faut éviter, c’est le prix isolé, sans ce qui le justifie. Un prix accompagné de ce qu’il comprend est bien plus difficile à concurrencer qu’un chiffre nu.
Un flyer circule plus longtemps qu’on ne le prévoit. Y placer un service en préparation revient à donner un préavis à ceux qui pourraient l’offrir avant vous, et à décevoir les clients qui appellent trop tôt. Le contenu de la pièce doit correspondre à ce qui est disponible le jour de la distribution.
Puisque la pièce sera lue par des gens que vous n’avez pas choisis, l’unique message retenu doit être celui que vous accepteriez de voir répété partout. Ce critère est un excellent filtre : il élimine rapidement les arguments faibles, ceux que l’on n’assumerait pas devant un concurrent.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire
Bâtir la pièce sur une offre facile à imiter. Le pourcentage de rabais est l’argument le plus repris et le moins défendable. Il fonctionne le temps que le voisin s’en aperçoive, puis il vous laisse avec une marge réduite et aucun avantage.
Tout retirer par prudence. Une pièce vidée de ses informations utiles ne protège rien. Elle échoue simplement à convaincre, tout en coûtant le même prix d’impression et de distribution.
Annoncer une nouveauté avant qu’elle existe. C’est l’erreur la plus coûteuse des quatre, parce qu’elle cumule les deux dommages : elle renseigne ceux qui pourraient vous devancer et elle déçoit ceux qui vous font confiance.
Se croire à l’abri parce qu’on distribue loin de ses concurrents. Sur un territoire résidentiel aussi continu que celui de Boucherville, la notion de distribuer loin d’eux n’a pas grand sens. Les zones se recoupent presque toujours.
Ce que nous établissons avant de dessiner
Ce qui, chez vous, ne se copie pas vite
Nous cherchons l’élément qui résiste à l’imitation dans un horizon court. Compétence, équipement, capacité, accréditation. C’est cet élément qui occupera le haut de la pièce, et il n’est pas toujours celui que l’entreprise met spontanément en avant.
Ce que vous ne voulez pas voir circuler
Une question posée d’entrée de jeu, et qui écarte beaucoup de contenus avant même la première maquette. Projets en préparation, marges, ententes, changements à venir.
La façon de présenter un prix sans le laisser nu
Nous établissons ce que le prix comprend, afin qu’il soit lisible et difficile à comparer ligne à ligne. C’est ce travail, et non le retrait du prix, qui protège réellement.
Le message unique que vous assumez partout
Nous le validons avec vous en posant une seule question : accepteriez-vous que cette phrase soit affichée chez votre concurrent. Si la réponse est non, ce n’est pas le bon message.
Compléter votre image à Boucherville
Ce que les entreprises nous demandent
Faut-il vraiment supposer que le concurrent verra la pièce ?
Oui, et ce n’est pas une hypothèse pessimiste, c’est une conséquence du mode de distribution. Une pièce déposée dans toutes les boîtes d’un secteur résidentiel continu se retrouve nécessairement chez des gens que vous n’avez pas choisis. Concevoir en tenant compte de ce fait coûte moins cher que de le découvrir après le tirage.
Faut-il alors retirer les prix du flyer ?
Dans la plupart des cas, non. Un prix retiré fait surtout hésiter le client, alors qu’un concurrent réellement motivé connaît déjà vos tarifs. Ce qu’il faut éviter, c’est un prix seul, sans ce qu’il comprend. Un prix accompagné de son contenu est beaucoup plus difficile à attaquer qu’un chiffre isolé.
Comment se démarquer sans annoncer ce qu’on prépare ?
En mettant en avant ce qui existe déjà et qui ne se copie pas en quelques jours : une compétence, un équipement, une accréditation, une capacité de production. Ce qui est en préparation n’a pas sa place sur une pièce imprimée qui circulera pendant des semaines.
Est-ce une raison de ne pas faire de flyer ?
Non, franchement pas. Tous vos concurrents sont dans la même situation, et celui qui renonce à distribuer perd un canal sans rien gagner en discrétion. Le bon réflexe est de choisir un contenu dont la divulgation ne vous coûte rien, pas de renoncer à la pièce.
Quelle taille de zone faut-il couvrir à Boucherville ?
Cela dépend de votre activité et de votre capacité à servir la demande, pas de la carte. Nous partons de vos clients actuels et de ce que vous pouvez absorber, puis nous dimensionnons le tirage en conséquence. Une distribution trop large sur un territoire compact génère surtout des appels que vous ne pourrez pas honorer.
Travaillez-vous avec les entreprises de Boucherville ?
Oui, avec des entreprises de Boucherville et de la Rive-Sud. Pour un flyer, nous commençons par établir ce qui, chez vous, ne se copie pas rapidement. Cette réponse détermine le haut de la pièce avant même le choix du format et des couleurs.
Votre flyer, conçu pour être lu par tout le monde
Dites-nous ce que vous ne voudriez pas voir affiché chez un concurrent le lendemain de la distribution. Nous construisons la pièce autour de ce qui reste.
514 665-6715