Personne ne l’a demandé. Et il a deux secondes.
Votre dépliant n’arrive pas dans les mains de quelqu’un qui vous cherchait. Il arrive avec le reste du courrier, chez une personne debout au-dessus de son bac de recyclage. Voici ce que cela change, et ce qui décide qu’on le garde.
Une ville faite de quartiers résidentiels
Terrebonne est née du regroupement de trois anciennes municipalités, et ses secteurs portent encore leurs noms. Lachenaie et La Plaine ne sont pas des adresses administratives pour ceux qui y vivent, ce sont des appartenances.
C’est une réalité que nos propres pages de service reflètent, parce que les entreprises d’ici la vivent tous les jours : on ne dessert pas Terrebonne, on dessert des rues, des développements et des quartiers dont les gens disent le nom avant celui de la ville.
Or le territoire est très largement résidentiel, ce qui a une conséquence directe pour un imprimé publicitaire. Ici, la majorité des dépliants n’arrivent pas dans un présentoir de commerce ni sur un comptoir. Ils arrivent dans une boîte aux lettres, chez quelqu’un qui rentre du travail.
C’est le seul support de votre image qui entre chez vos clients sans y avoir été invité. Tout ce qui suit découle de ce fait.
Choisi ou subi
Un imprimé pris volontairement dans un présentoir bénéficie d’une attention offerte. La personne a tendu la main, elle a du temps, elle accepte de lire.
Un imprimé reçu en boîte aux lettres part de l’inverse. La personne n’a rien demandé, elle est debout, elle a une pile en main, et son geste par défaut n’est pas de lire mais de jeter.
Cette différence n’est pas une nuance de ton. Elle inverse la conception. Une pièce choisie peut se permettre d’être dense, parce que le lecteur restera. Une pièce reçue doit être comprise avant d’être ouverte, parce que rien ne garantit qu’elle le sera.
La plupart des dépliants ratés sont des pièces conçues comme si elles allaient être choisies, alors qu’elles sont distribuées.
Ce qui se passe au-dessus du bac
Le tri du courrier est un geste rapide et physique. La pile est tenue d’une main, les pièces défilent, et chacune est classée en une seconde ou deux, sans être ouverte, souvent au-dessus du bac de recyclage.
Trois choses seulement sont perçues pendant ce geste : la couleur dominante, une forme, et un groupe de mots. Rien d’autre n’a le temps d’exister.
La conséquence est brutale pour la mise en page. Votre plus belle photo intérieure ne sera jamais vue si le panneau extérieur n’a pas passé le tri. Le contenu que vous avez travaillé le plus longtemps est celui qui a le moins de chances d’être atteint.
D’où une règle unique, et elle est inconfortable : le panneau visible doit dire ce que vous faites, en mots ordinaires, et pour qui. Pas votre nom seul, pas votre slogan, pas votre valeur. Le nom d’une entreprise inconnue ne dit rien à quelqu’un qui trie du courrier, et une promesse de qualité arrive avant la question à laquelle elle répond.
Il ne convainc pas. Il se fait garder.
Voici l’erreur la plus coûteuse, et elle est presque universelle : concevoir un dépliant pour provoquer un appel immédiat.
Cela n’arrive presque jamais, et pour une raison simple. Au moment où votre pièce arrive, l’immense majorité des gens n’ont pas votre besoin. Leur toiture ne coule pas aujourd’hui, leur système ne fait pas de bruit aujourd’hui, leur entretien n’est pas dû aujourd’hui.
Ce que votre dépliant peut faire, en revanche, c’est se faire garder par ces gens-là. Et un dépliant conservé sur un réfrigérateur, dans un tiroir de cuisine ou dans le classeur du sous-sol travaille pendant des mois, sans coût supplémentaire.
Cela demande de renverser la question de conception. Au lieu de demander comment convaincre quelqu’un aujourd’hui, on demande ce que cette pièce contient qui vaut la peine d’être gardé.
Un aide-mémoire d’entretien saisonnier, un tableau de dimensions, une liste de vérification avant l’hiver, un calendrier. Quelque chose qui a une valeur d’usage indépendante de vous.
Si le contenu utile est déjà à trois clics sur un moteur de recherche, il ne retient rien. Ce qui se garde est ce qui est plus rapide à retrouver sur le papier que sur un téléphone.
Renvoyer vers un site pour la partie utile annule tout le mécanisme. La pièce redevient une publicité, donc un déchet. La partie utile doit être sur le papier.
Une pièce trop grande pour tenir sur une porte de réfrigérateur ou dans un tiroir standard sera jetée même si son contenu est bon. La conservation est aussi une question d’encombrement.
Ce que cette page ne traite pas
Deux sujets voisins existent et il n’y a aucune raison de les redire ici.
La mécanique du pli, c’est-à-dire l’ordre dans lequel les panneaux se découvrent, le choix entre un pli simple, un pli roulé ou un pli accordéon, et ce que le fichier doit contenir avant d’être envoyé à l’impression, est un sujet en soi. Nous le traitons ailleurs et nous n’y revenons pas. Cette page ne recommande aucun type de pli.
La structure d’une brochure de plusieurs pages est également autre chose, parce qu’une brochure se feuillette et se dépose, alors qu’un dépliant se lit d’un seul tenant. Vous ne trouverez ici ni ordre de sections ni nombre de pages recommandé. Ce sujet a sa propre page : la brochure d’entreprise à Terrebonne, pensée pour les trois secteurs de la ville.
Ce que cette page traite, et qui n’est traité nulle part ailleurs, est le contexte de réception : ce qui arrive à un imprimé quand il entre chez quelqu’un qui ne l’attendait pas.
Du contenu utile au fichier d’impression
Nous concevons vos dépliants et nous commençons toujours par la même question, avant toute discussion de style : comment la pièce sera-t-elle distribuée, et qu’est-ce qu’elle contient qui vaut la peine d’être gardé.
À partir de là, le reste se décide vite. Le panneau visible au tri est traité comme la pièce la plus importante du projet. La zone utile est conçue comme un objet en soi, avec sa propre lisibilité, parce qu’elle sera consultée seule, des mois plus tard, sous un éclairage de cuisine.
Nous préparons ensuite les fichiers conformes pour votre imprimeur, et nous vous remettons les versions dont vous aurez besoin pour la suite. Nous ne vendons pas de service de distribution : le choix de la zone et du transporteur reste le vôtre, et c’est une décision de marketing plutôt qu’une décision graphique.
Nous travaillons avec les entreprises de services, les commerces et les entrepreneurs de Terrebonne, de Lachenaie et de La Plaine, dont une bonne partie rejoignent leurs clients de cette façon depuis toujours.
Compléter votre image à Terrebonne
Ce que les entreprises nous demandent
Un dépliant distribué en boîte aux lettres fonctionne-t-il encore ?
Oui, mais pas de la façon dont on l’imagine. Il ne provoque presque jamais un appel immédiat. Ce qu’il peut faire, c’est se faire garder par quelqu’un qui n’a pas besoin de vous aujourd’hui et qui en aura besoin dans six mois. Un dépliant conçu pour convaincre tout de suite échoue, un dépliant conçu pour être conservé travaille longtemps.
Combien de temps ai-je pour convaincre ?
Le tri du courrier se fait debout, souvent au-dessus du bac de recyclage, et chaque pièce est jugée en une seconde ou deux, sans être ouverte. La décision se joue donc sur le panneau visible au moment du tri, pas sur le contenu intérieur, aussi bon soit-il.
Que faut-il mettre sur le premier panneau ?
Ce que vous faites, dit en mots ordinaires, et le nom du secteur desservi. Pas un slogan, pas une promesse de qualité. Une personne qui trie son courrier ne cherche pas à savoir si vous êtes excellent, elle cherche à savoir si cela la concerne.
Qu’est-ce qui fait qu’un dépliant est conservé ?
Une information dont la personne aura besoin plus tard et qu’elle n’a pas ailleurs sous la main : un calendrier, une liste de vérification saisonnière, un tableau de dimensions, un aide-mémoire d’entretien. La partie utile doit être imprimée sur la pièce, jamais renvoyée à un site.
Faut-il mettre les prix sur un dépliant distribué ?
Un prix imprimé fixe l’information au jour du tirage et rend la pièce fausse dès la première révision, alors qu’un dépliant gardé sur un réfrigérateur peut vivre un an. Préférez des ordres de grandeur, des unités de facturation ou une mention claire que le prix est donné à l’estimation.
Travaillez-vous avec les entreprises de Terrebonne ?
Oui, couramment avec des entreprises de services établies dans les secteurs de Terrebonne, de Lachenaie et de La Plaine. Nous commençons par vous demander comment la pièce sera distribuée et ce qu’elle contient d’utile, avant toute discussion de style.
Votre dépliant, conçu pour être gardé
Dites-nous comment vous le distribuez et ce que vos clients vous demandent le plus souvent. Nous en tirons la pièce.
514 665-6715