Votre brochure est lue par quelqu’un qui n’a aucun souvenir de vous.
La plupart des brochures d’entreprise sont écrites pour un lecteur qui connaît déjà la région, le secteur et la réputation de la maison. À Salaberry-de-Valleyfield, le tissu économique se renouvelle vite, et la personne qui ouvre votre document est souvent arrivée récemment. Elle n’a rien vu, rien entendu, et votre pièce doit tenir debout toute seule.
Une base d’affaires qui se reconstruit
Le profil socioéconomique publié par la Ville de Salaberry-de-Valleyfield décrit un territoire en expansion rapide. La municipalité compte plus de 46 208 résidents, sa population a progressé de 10,3 % en cinq ans, et la projection municipale annonce une hausse de 45,9 % sur la décennie suivante, avec environ 10 000 nouvelles unités résidentielles anticipées.
Le volet économique est encore plus net. La Ville recense plus de 1 280 entreprises sur son territoire et plus de 3 600 emplois dans le seul secteur manufacturier. Elle chiffre à plus d’un milliard de dollars les investissements réalisés dans ses parcs industriels sur une période de cinq ans, dont 452 millions pour la meilleure année recensée, un montant qu’elle situe à environ sept fois celui d’une décennie plus tôt.
Un dernier chiffre décide de tout le reste pour qui conçoit un imprimé d’affaires : 13 736 personnes entrent chaque jour dans la ville pour y travailler.
Additionnez ces données et vous obtenez une conclusion précise. Une part importante des gens qui décident d’un achat professionnel à Valleyfield n’y travaillaient pas il y a quelques années. Nouvelle usine, nouveau gestionnaire, nouveau responsable des achats, nouvelle équipe. Ces personnes n’ont aucune mémoire locale de votre entreprise.
Ce que cette page ne traite pas
Cinq sujets voisins sont traités ailleurs sur nos pages de brochures, et il n’y a aucune raison de les redire ici.
La lecture différée, c’est-à-dire le fait que la pièce est rouverte plus tard, hors de votre présence, par la personne à qui vous l’avez remise, est traitée sur notre page de Magog. Vous ne trouverez donc rien ici sur le délai ni sur le moment de la relecture.
La brochure prise en libre-service, sans que personne ne l’ait demandée ni présentée, est traitée sur notre page de Saint-Jérôme. Il n’est pas question ici de présentoir ni de prise spontanée.
Le marché institutionnel et ses règles d’appel d’offres sont traités sur notre page de Québec. La circulation interne du document, c’est-à-dire son fractionnement, sa photocopie et son assemblage avec d’autres pièces avant d’atteindre le décideur, est traitée sur notre page de Boucherville. Cette page-ci ne parle ni d’appel d’offres, ni de photocopie, ni de pagination indépendante.
L’impossibilité de photographier ses propres réalisations, fréquente en milieu industriel fermé, est traitée sur notre page de Sorel-Tracy.
Ce qui est traité ici, et nulle part ailleurs : votre lecteur n’était pas là avant, il n’a donc aucun souvenir de vous, et tout ce que votre brochure suppose connu tombe à plat.
Quatre choses que votre brochure suppose connues
Relisez votre document actuel en vous mettant à la place de quelqu’un qui a pris son poste dans la région il y a huit mois. Quatre appuis invisibles s’effondrent en même temps.
Beaucoup de brochures commencent par la manière de travailler, la philosophie ou l’engagement envers la qualité, et ne disent jamais clairement ce que l’entreprise fabrique ou exécute. Le lecteur habitué complète tout seul. Le lecteur nouveau, lui, tourne trois pages sans le savoir et referme la pièce.
Une entreprise de six personnes et une entreprise de cent vingt ne se traitent pas de la même façon dans un dossier d’approvisionnement. Localement, tout le monde sait laquelle vous êtes. Ailleurs, personne. Sans indice de taille, le lecteur imagine, et il imagine généralement plus petit que la réalité.
Les phrases du type notre réputation n’est plus à faire ou nos clients nous connaissent bien sont écrites pour un public qui a déjà l’information. Devant un lecteur neuf, elles ne prouvent rien et ressemblent à une esquive.
Un fournisseur local suppose que son rayon d’action va de soi. Un gestionnaire qui arrive d’une autre région n’a aucune idée de la distance que vous acceptez de couvrir, ni de la vitesse à laquelle vous pouvez vous rendre sur place. C’est souvent sa première question, et elle est rarement écrite.
Ces quatre trous ont un point commun. Ils ne se voient pas quand c’est vous qui relisez, parce que vous possédez déjà l’information manquante.
Cinq preuves à écrire noir sur blanc
La réponse n’est pas d’allonger la brochure. C’est de remplacer les sous-entendus par cinq éléments courts et vérifiables, placés tôt dans la pièce.
Une phrase de métier en première page. Ce que vous faites, pour qui, dans quel domaine. Une seule phrase, écrite dans les mots que le lecteur emploierait lui-même, avant toute déclaration d’intention. C’est l’ajout le plus rentable de la liste.
Un indice de capacité. Le nombre d’employés, la superficie de l’atelier, le nombre de véhicules, la quantité traitée par semaine. Un chiffre concret, quel qu’il soit, remplace avantageusement une page d’adjectifs et permet au lecteur de vous situer immédiatement.
Le rayon de service, écrit clairement. Jusqu’où vous vous déplacez, et en combien de temps. Une formulation d’ensemble vaut mieux qu’une liste de municipalités en petits caractères, dans laquelle le lecteur cherche la sienne et conclut trop vite qu’elle n’y est pas.
Une preuve de travail récente. Un type de mandat, un secteur servi, une nature de projet. Pas nécessairement un nom de client, souvent impossible à divulguer, mais une description assez précise pour que le lecteur reconnaisse une situation proche de la sienne.
Un nom et une ligne directe. Une adresse générique demande au lecteur d’écrire à personne. Un nom, un rôle et un numéro donnent un point d’entrée. Pour un interlocuteur qui n’a encore aucun contact dans la région, c’est souvent ce qui déclenche le premier appel.
Ces cinq éléments tiennent ensemble sur une page et demie. Ce qui change, ce n’est pas le volume du document, c’est ce qu’il cesse de tenir pour acquis.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire
Le réflexe habituel, une fois le problème compris, est d’ouvrir la brochure sur l’historique de l’entreprise. C’est le contraire de ce qu’il faut faire, et cela mérite d’être expliqué.
Un récit de fondation raconte une durée. Or la durée ne prouve rien à quelqu’un qui n’était pas là pour la voir passer. Elle rassure le client de longue date, qui en a été témoin, et elle laisse froid le gestionnaire arrivé récemment, qui cherche une capacité actuelle et non une ancienneté.
La deuxième erreur est le mot de la direction en ouverture. Sur une pièce destinée à un lecteur qui ignore encore votre métier, une page de considérations générales signées par quelqu’un dont il ne connaît pas le nom occupe la place la plus précieuse du document pour ne rien lui apprendre.
La troisième est le vocabulaire interne. Les noms de vos gammes, vos abréviations de procédés et vos appellations maison sont limpides pour vos équipes et opaques pour tous les autres. Dans une région où arrivent chaque année de nouveaux acheteurs, ce jargon coûte plus cher qu’ailleurs.
La quatrième est de compenser en ajoutant des pages. Un lecteur qui ne sait pas encore ce que vous faites ne lira pas davantage parce qu’il y a davantage à lire. Il refermera simplement plus tôt.
Ce que votre lecteur ignore, avant ce que vous voulez dire
Nous concevons vos brochures d’entreprise et nous commençons par un exercice court que peu de projets font. Nous établissons la liste de ce que votre lecteur ne sait pas de vous, avant d’écrire la moindre ligne de ce que vous souhaitez lui raconter.
Cet exercice donne toujours des résultats inattendus, parce qu’une entreprise établie sous-estime systématiquement le nombre de choses qu’elle tient pour évidentes. C’est ce qui détermine ensuite le contenu des deux premières pages, donc la structure entière de la pièce.
Nous construisons la mise en page autour de ces réponses, avec une hiérarchie qui met le métier, la capacité et le rayon de service en haut plutôt qu’en fin de document. Nous choisissons le format et la pagination après, pas avant.
Nous préparons enfin les fichiers d’impression conformes pour votre imprimeur, avec fonds perdus et zones de sécurité, et nous vous remettons le fichier de travail modifiable pour que vos chiffres de capacité puissent être mis à jour sans repartir de zéro.
Nous travaillons avec des entreprises de Salaberry-de-Valleyfield et du Suroît, dont plusieurs voient arriver dans leur marché des interlocuteurs qui n’y étaient pas la saison précédente.
Compléter votre image à Salaberry-de-Valleyfield
Ce que les entreprises nous demandent
Pourquoi ne pas commencer la brochure par l’histoire de l’entreprise ?
Parce que l’ancienneté ne prouve rien à quelqu’un qui n’était pas là pour la voir. Une durée d’existence rassure celui qui a vu passer votre camion pendant des années, et ne dit rien à celui qui vient d’arriver. Ce qui la remplace utilement, c’est une preuve de capacité actuelle, par exemple ce que vous produisez, dans quels délais et pour quel type de client.
Faut-il vraiment écrire ce que fait l’entreprise en une phrase ?
Oui, et c’est la partie la plus souvent absente. Beaucoup de brochures décrivent la manière de travailler avant d’avoir dit le métier. Un lecteur nouveau dans la région n’a aucun contexte pour deviner, et il ne lira pas trois pages pour le reconstituer. Une phrase de métier en première page règle le problème.
Combien de pages pour une brochure d’entreprise ?
La question du nombre de pages vient après celle du contenu. Un format à huit pages mal rempli fatigue plus qu’un format à quatre pages précis. Nous partons de ce que la pièce doit prouver, puis nous choisissons la pagination et le pliage qui laissent respirer ce contenu.
Doit-on mettre le nom d’une personne dans la brochure ?
C’est un des ajouts les plus rentables et il ne coûte que deux lignes. Une adresse générique oblige le lecteur à écrire à personne. Un nom, un rôle et une ligne directe donnent un point d’entrée, ce qui compte beaucoup pour un interlocuteur sans contact local établi.
Notre brochure sert aussi en salon et en visite. Est-ce compatible ?
Oui, et c’est même l’usage prévu. Une pièce écrite pour un lecteur sans historique fonctionne aussi devant un client qui vous connaît, parce qu’il saute simplement les passages qu’il sait déjà. L’inverse ne fonctionne pas, une pièce écrite pour les initiés reste opaque pour les autres.
Travaillez-vous avec les entreprises de Salaberry-de-Valleyfield ?
Oui, avec des entreprises de Salaberry-de-Valleyfield et du Suroît. Pour une brochure, nous commençons par établir ce que votre lecteur ignore de vous, plutôt que ce que vous souhaitez lui raconter. La réponse décide du contenu des deux premières pages.
Votre brochure, conçue pour un lecteur neuf
Dites-nous qui décide chez vos clients et depuis combien de temps ces personnes sont dans la région. Nous construisons la pièce autour de cette réponse.
514 665-6715