Elle sera ouverte à cent kilomètres d’ici, quand vous ne répondrez plus
Tous vos autres supports restent sur votre territoire. La brochure, elle, part avec votre client et se fait lire dans une cuisine que vous ne verrez jamais, des semaines plus tard. C’est la seule pièce qui doit fonctionner sans vous.
Une ville d’où vos clients repartent
Magog compte environ 26 560 citoyens et vit sur les rives du lac Memphrémagog. La Ville présente elle-même son identité autour du tourisme, du lac et de son centre-ville, et c’est une donnée commerciale avant d’être une donnée touristique.
Concrètement, une part importante des gens qui poussent la porte d’un commerce de Magog n’habitent pas Magog. Ils sont venus pour quelques jours, ils repartent, et ils rentrent chez eux à Sherbrooke, à Longueuil, à Québec ou plus loin encore.
Cela ne change rien à votre enseigne, qui reste ici. Cela ne change rien à votre habillage de véhicule, qui circule ici. Cela ne change rien à votre vitrine ni à votre site, consulté au moment où on vous cherche.
Mais cela change tout à votre brochure, parce qu’elle est le seul support de votre image qui quitte physiquement le territoire, dans un sac, avec quelqu’un qui ne reviendra peut-être qu’à l’été suivant.
Ce que cette page ne traite pas
Trois sujets voisins sont traités ailleurs et il n’y a aucune raison de les redire ici.
La mécanique du pli, c’est-à-dire ce qui sépare un dépliant, un flyer et une brochure, et l’ordre dans lequel les panneaux se découvrent, fait l’objet d’un guide complet. Vous ne trouverez donc ici ni comparaison de ces trois objets, ni conseil de pliage.
La brochure prise volontairement dans un présentoir par quelqu’un qui attend, et qui dispose de temps pour la parcourir sur place, est traitée séparément. Cette page ne porte pas sur le moment où la pièce est saisie, ni sur l’ordre dans lequel ses sections devraient se suivre.
Le renouvellement d’une image de marque et ce qu’un visiteur intermittent perçoit d’un changement visuel sont également traités ailleurs. Vous ne lirez rien ici sur la refonte, la transition ou la mémoire visuelle.
Ce qui est traité ici est une seule chose : ce que devient une brochure quand elle est ouverte loin de vous, longtemps après, par quelqu’un qui ne peut plus vous poser de question.
Sur place, vous complétez. Ailleurs, non.
Quand vous remettez une brochure en main propre, vous êtes en train de parler. Vous précisez un délai, vous nommez un prix, vous expliquez comment ça marche, vous rassurez sur un point précis. La pièce ne porte qu’une partie du message, et c’est confortable : le reste, c’est vous.
Trois semaines plus tard, la même pièce est ouverte sur une table de cuisine, à cent kilomètres d’ici, et vous n’y êtes pas. Tout ce que vous aviez dit de vive voix a disparu. Il ne reste que le papier.
C’est le moment où la plupart des brochures échouent, et elles échouent rarement pour une raison esthétique. Elles échouent parce qu’elles ont été conçues comme un support de conversation alors qu’elles seront lues comme un document autonome.
Le test est simple et il se fait avant l’impression : donnez votre projet de brochure à quelqu’un qui ne vous connaît pas, sans dire un mot, et regardez ce qu’il vous demande. Chacune de ses questions est un trou dans la pièce.
Quatre choses qui doivent être sur le papier
Aucune n’est une question de style. Toutes se décident avant la mise en page.
Pendant deux semaines, notez les questions qu’on vous pose réellement au comptoir. Vous obtiendrez une liste courte, répétitive et beaucoup plus juste que n’importe quel plan de brochure théorique. Ce sont exactement ces réponses qui manqueront au lecteur qui est reparti.
Un horaire de haute saison, un prix courant, le nom d’un employé ou une mention d’événement rendent la pièce fausse dès l’automne. Une brochure emportée en juillet est souvent relue en novembre. Écrivez le principe plutôt que la valeur, ou renvoyez l’information volatile à un endroit tenu à jour.
Le lecteur est chez lui. S’il ne peut pas commander, réserver, faire livrer ou simplement obtenir une réponse sans revenir sur place, votre pièce n’aboutit à rien. Un numéro de téléphone auquel personne ne répond hors saison n’est pas un moyen d’agir.
La pièce va passer par un sac, une valise ou un coffre à gants. Si son format oblige le lecteur à la plier en deux pour l’emporter, elle arrive froissée, et une pièce froissée n’est jamais relue. Le format se choisit en fonction du trajet, pas seulement de la quantité de contenu.
Votre brochure va survivre à votre site
Une brochure est imprimée en quantité et se distribue pendant un an, souvent deux. Un site web, lui, est refait, réorganisé, changé de plateforme, et ses adresses internes bougent à chaque fois.
La conséquence est facile à prévoir et presque jamais anticipée. L’adresse profonde imprimée sur la pièce, celle qui menait vers une page de promotion ou vers un formulaire précis, ne mène plus nulle part. Le lecteur tombe sur une page d’erreur, et il en tire une conclusion qui n’a rien à voir avec la vérité : que l’entreprise n’existe plus.
Le code QR aggrave le problème au lieu de le régler. Un lien écrit qui casse laisse au moins voir un nom de domaine, que le lecteur peut retaper. Un code qui casse ne laisse rien du tout, parce qu’il n’a jamais été lisible par un humain.
La règle de production tient en une ligne : sur une pièce imprimée en quantité, n’imprimez que l’adresse la plus courte et la plus stable que vous possédez, celle qui existera encore après votre prochaine refonte.
Une pièce conçue pour être lue ailleurs
Nous concevons vos brochures et nous commençons toujours par les mêmes deux questions, avant toute discussion de style : où cette pièce sera-t-elle réellement ouverte, et qui sera présent pour répondre à ce moment-là.
La réponse décide de presque tout le reste. Elle détermine ce qui doit être imprimé plutôt que dit, ce qui doit être écrit en principe plutôt qu’en valeur, et quelle information volatile doit sortir de la pièce pour être renvoyée ailleurs.
Nous préparons ensuite les fichiers conformes pour votre imprimeur, avec les fonds perdus, les zones de sécurité et les repères de pli et de coupe correctement identifiés, et nous vous remettons le fichier de travail modifiable pour la réédition suivante.
Nous travaillons avec les commerces, les hébergements et les entreprises de services de Magog et des environs du lac Memphrémagog, dont une bonne partie servent une clientèle qui repart chez elle avec la pièce en main.
Compléter votre image à Magog
Ce que les entreprises nous demandent
Que faut-il absolument imprimer dans une brochure ?
Les réponses que vous donnez de vive voix dix fois par semaine. Ce sont elles qui manqueront au moment où la pièce est ouverte ailleurs. Notez pendant deux semaines les questions qu’on vous pose réellement au comptoir : cette liste vaut mieux que n’importe quel plan de brochure théorique.
Faut-il inscrire les heures d’ouverture ?
Seulement si elles sont vraies toute l’année. Un horaire de haute saison imprimé sur une pièce lue en novembre transforme votre brochure en source d’erreur, et votre client découvre porte close. Si vos heures varient, écrivez le principe plutôt que les heures, et renvoyez à un endroit où l’information est tenue à jour.
Quelle adresse web faut-il imprimer ?
La plus courte et la plus durable, en pratique votre page d’accueil. Une adresse profonde vers une page de campagne ou de promotion sera morte avant la fin du tirage, et un code QR pointant vers une page temporaire vieillit encore plus vite qu’un texte, parce que rien n’indique au lecteur ce qu’il aurait dû trouver.
La brochure doit-elle tout dire ?
Non, elle doit être suffisante, ce qui est différent d’exhaustif. Le critère de tri est simple : garder ce que le lecteur ne trouvera pas ailleurs et ce dont il a besoin pour agir, retirer ce qu’il pourrait trouver en trente secondes par lui-même.
Quel format choisir pour une brochure qu’on emporte ?
Un format qui entre dans un sac à main, une poche de valise ou un coffre à gants sans être plié en deux par son propriétaire. Une pièce que le lecteur doit maltraiter pour la transporter arrive à destination froissée, et une pièce froissée est jetée avant d’être lue une seconde fois.
Travaillez-vous avec les entreprises de Magog ?
Oui, avec des commerces, des hébergements et des entreprises de services de Magog et des environs du lac Memphrémagog. Nous commençons par vous demander où votre pièce sera ouverte et par qui, avant toute discussion de style.
Votre brochure, conçue pour partir sans vous
Dites-nous quelles questions on vous pose le plus souvent au comptoir. C’est de là que part la pièce.
514 665-6715