Brochure d’entreprise · Boucherville

Celui qui la reçoit n’est pas celui qui décide

Vous laissez votre brochure à la réception, ou entre les mains de votre contact. Elle ne s’arrête pas là. Elle est photocopiée, numérisée, transmise par section, et elle finit sur le bureau de quelqu’un que vous n’avez jamais rencontré. C’est cette personne qui tranchera.

Une ville où l’on vend à des organisations

La Ville de Boucherville publie ses chiffres officiels sans détour. « la Ville de Boucherville compte 42 067 habitants », pour une superficie totale « de 80,92 km2 ». Et surtout, son parc industriel regroupe « 664 entreprises qui génèrent plus de 24 000 emplois », répartis principalement entre deux secteurs, Edison et Lavoisier.

Ces chiffres décrivent une réalité commerciale précise. Le nombre d’emplois dépasse largement la moitié de la population résidente, ce qui signifie qu’une grande partie de l’activité économique du territoire ne s’adresse pas au voisin qui passe devant une vitrine. Elle s’adresse à d’autres entreprises.

Or vendre à une entreprise n’est pas vendre à une personne. Une entreprise n’a pas d’yeux. Elle a une réception, un responsable, un supérieur, parfois un service des achats et un directeur qui signe. Votre document ne rencontre pas un acheteur, il entre dans une chaîne.

Et une chaîne, cela se traverse. Votre brochure sera dupliquée, découpée, jointe à autre chose et lue par quelqu’un qui n’était pas dans la pièce quand vous l’avez remise.

Ce que cette page ne traite pas

Quatre sujets voisins sont traités ailleurs et il n’y a aucune raison de les redire ici.

La lecture différée, c’est-à-dire le fait qu’une brochure emportée est ouverte bien plus tard et loin de vous, est traitée sur notre page de Magog. La différence avec le sujet d’ici est nette et elle mérite d’être dite : là, c’est la même personne qui rouvre la pièce plus tard. Ici, c’est quelqu’un d’autre qui l’ouvre pour la première fois.

Le libre-service, c’est-à-dire la brochure qu’on prend soi-même dans un présentoir sans que personne ne la remette, est traité sur notre page de Saint-Jérôme. Cette page-ci part au contraire d’une remise en main propre.

L’impossibilité de photographier ses réalisations, quand le travail est derrière une clôture ou sous entente de confidentialité, est traitée sur notre page de Sorel-Tracy. Vous ne trouverez donc rien ici sur les preuves de remplacement en l’absence d’images.

Les exigences du marché institutionnel et gouvernemental sont traitées sur notre page de Québec. Le sujet d’ici est le circuit interne d’une entreprise privée, qui n’a ni appel d’offres ni grille d’évaluation.

Ce qui est traité ici, et nulle part ailleurs : votre document sera reproduit et fractionné avant d’atteindre son lecteur décisif, et cela change chaque page.

Quatre choses arrivent à la pièce après votre départ

Entre le moment où vous la remettez et le moment où elle est lue par la personne qui décide, une brochure subit à peu près toujours le même traitement.

Elle est photocopiée

Rarement en entier, presque toujours en noir et blanc, sur l’appareil de bureau. Votre bleu et votre gris deviennent deux gris très proches. Un titre blanc sur fond de couleur peut disparaître complètement. Personne ne vous appellera pour vous signaler que la copie est illisible : on lira simplement ce qui reste lisible.

Elle est numérisée et envoyée par courriel

Souvent page par page, souvent de travers, souvent en fichier léger et donc compressé. Les petits caractères et les traits fins sont les premiers à partir. Le fichier qui circule ensuite dans l’organisation est cette version-là, pas la vôtre.

Elle est fractionnée

La personne qui la reçoit ne transmet que ce qui concerne son collègue. Deux pages sur douze. Ces deux pages voyagent seules, sans couverture, sans introduction et sans vos coordonnées si elles ne figurent qu’au dos.

Elle est jointe à d’autres documents

Dans un dossier physique ou dans un même courriel, à côté des pièces de vos concurrents. Elle n’est plus regardée seule mais dans un empilement, où la première chose qu’on cherche est de savoir de qui vient quelle page.

Aucun de ces quatre traitements n’est un accident. C’est le fonctionnement normal d’une organisation, et votre pièce a été conçue comme si rien de tout cela n’existait.

Chaque page doit dire d’où elle vient

La règle qui découle de tout cela est courte, et elle est presque toujours enfreinte.

Aucune page de votre brochure ne doit être anonyme. Chacune porte, au minimum, votre nom et un moyen de vous joindre. Un bandeau discret en pied de page suffit. Il occupe quelques millimètres et il fait la différence entre une page qui appelle et une page qui finit à la corbeille parce que personne ne sait à qui elle appartient.

L’objection est immédiate : cela fait redondant quand on lit le document en entier. C’est exact, et c’est le prix à payer. La redondance dérange légèrement le lecteur qui a tout le document. Son absence rend muette la page qui voyage seule. Les deux erreurs ne coûtent pas la même chose.

La deuxième conséquence porte sur la structure. Une brochure dont l’argument se construit progressivement, page après page, jusqu’à une conclusion en page onze, ne survit pas au fractionnement. Une structure où chaque double page se tient seule, avec sa propre idée complète, traverse la circulation interne sans perdre son sens.

La troisième porte sur le ton. Le lecteur final n’a jamais parlé avec vous. Toute phrase du type « comme nous en avons discuté » ou « suite à notre rencontre » ne lui dit rien et signale seulement qu’il lit le courrier de quelqu’un d’autre.

Le test du photocopieur, avant l’impression

Il existe un contrôle simple qui révèle la plupart des problèmes ci-dessus, et il se fait avant d’envoyer quoi que ce soit à l’imprimeur.

Imprimez la maquette en noir et blanc sur un appareil de bureau ordinaire, puis photocopiez cette impression une fois de plus. Vous obtenez à peu près ce que verra le lecteur final. Regardez ensuite trois choses.

Les titres sont-ils encore des titres. Une hiérarchie bâtie uniquement sur la couleur s’effondre à cette étape, parce que deux couleurs de luminosité voisine deviennent le même gris. Une hiérarchie bâtie sur la taille, la graisse et l’espace survit intacte.

Le texte posé sur une image est-il encore lisible. C’est l’endroit qui casse le plus souvent, la photo devenant un aplat sombre uniforme.

Et prenez enfin une page au hasard, isolée des autres. Dit-elle de qui elle vient et comment joindre cette personne. Si la réponse est non, c’est cette page qui sera transmise.

Ce contrôle prend une dizaine de minutes. Il est infiniment moins coûteux qu’un tirage complet dont on découvre le défaut une fois les boîtes livrées.

La question du circuit, avant la question du style

Nous concevons vos brochures d’entreprise et nous commençons par une question que la plupart des projets ne posent jamais : à qui remettez-vous cette pièce, et par quelles mains passera-t-elle ensuite.

Selon la réponse, la structure change réellement. Une brochure destinée à un client qui décide seul peut se permettre un raisonnement continu et une conclusion à la fin. Une brochure destinée à circuler dans une organisation est construite en sections autonomes dès la première esquisse, avec une identification sur chaque page, parce que la reconstruire ensuite oblige à tout redessiner.

Nous validons la maquette dans les conditions réelles plutôt qu’à l’écran : imprimée, photocopiée, puis relue page isolée par page isolée. C’est le seul contrôle qui révèle une page muette, et il prend quelques minutes.

Nous préparons enfin les fichiers d’impression conformes pour votre imprimeur, avec fonds perdus et zones de sécurité, et nous vous remettons le fichier de travail modifiable. Nous ne choisissons pas votre imprimeur et nous ne gérons pas votre tirage.

Nous travaillons avec des entreprises de Boucherville et de la Rive-Sud, dont plusieurs sont établies dans les parcs industriels Edison et Lavoisier et vendent à d’autres entreprises plutôt qu’au grand public.

Ce que les entreprises nous demandent

Pourquoi faut-il répéter le nom de l’entreprise sur chaque page ?

Parce que les pages se séparent. Une brochure qui circule dans une organisation est photocopiée par section, numérisée en partie, ou détachée pour être jointe à un dossier. Une page qui se retrouve seule sur un bureau sans nom ni numéro de téléphone est une page muette. Un bandeau discret en pied de page suffit, et il coûte quelques millimètres.

Faut-il vraiment concevoir la brochure pour le noir et blanc ?

Il faut au moins la vérifier en noir et blanc, ce qui n’est pas la même chose que de renoncer à la couleur. Une brochure qui circule en interne est fréquemment reproduite sur un photocopieur de bureau. Les mises en page qui reposent sur un contraste de couleur plutôt que de valeur deviennent illisibles à ce moment précis, et personne ne vous prévient.

Où placer les coordonnées dans une brochure d’entreprise ?

Pas uniquement en quatrième de couverture, qui est l’emplacement traditionnel et le plus fragile. Si la pièce est transmise par sections, la couverture arrière ne suit pas. Le nom et un moyen de vous joindre doivent apparaître au moins une fois à l’intérieur du document, en plus de la couverture.

Combien de pages pour une brochure destinée au marché industriel ?

Moins que ce que l’on croit, et surtout des pages autonomes. Une brochure épaisse dont la démonstration se construit sur douze pages perd tout si le lecteur n’en reçoit que trois. Une structure où chaque double page se tient seule résiste beaucoup mieux à la circulation interne qu’un raisonnement continu.

La brochure remplace-t-elle une rencontre ?

Non, mais elle doit fonctionner sans vous, ce qui est différent. Le lecteur final n’a pas assisté à votre présentation et ne connaît pas votre entreprise. Toute phrase qui suppose une conversation préalable, du type comme nous en avons discuté, devient incompréhensible pour lui. C’est le test le plus rapide à faire relire à quelqu’un d’extérieur.

Travaillez-vous avec les entreprises de Boucherville ?

Oui, avec des entreprises de Boucherville et de la Rive-Sud, dont plusieurs sont établies dans les parcs industriels Edison et Lavoisier. Pour une brochure, nous commençons par demander qui la recevra en premier et par quelles mains elle passera ensuite. La réponse décide de la structure du document.

Votre brochure, lisible même en photocopie

Dites-nous à qui vous la remettez et qui décide au bout de la chaîne. Nous construisons le document autour de ce trajet.

514 665-6715
Soumission gratuite pour les entreprises de Boucherville
Menu