Le mur n’est pas à vous. Quelqu’un décide.
Une affiche doit convaincre celui qui la lit. Mais avant lui, elle doit convaincre celui qui accepte de la poser sur son mur, et qui décide chaque semaine de ce qui reste et de ce qui part. Voici ce que cela change.
Beaucoup de murs, et beaucoup de propriétaires
La Ville de Blainville se décrit comme étant au 17e rang des villes en importance démographique au Québec, et elle compte, selon sa page officielle, plus de 800 commerces et industries, dont les 70 plus importants de la MRC.
La même page annonce 45 parcs municipaux et 30 espaces récréatifs extérieurs, sur un territoire dont 40 pour cent est constitué de milieux naturels.
Traduisez cela en surfaces d’affichage et vous obtenez une caractéristique très concrète. Il y a ici un grand nombre d’endroits où une affiche peut être posée, comptoirs de commerces, halls d’installations, corridors d’établissements sportifs et communautaires.
Et chacun de ces endroits appartient à quelqu’un. C’est le point de départ de cette page, et c’est ce qui distingue l’affiche de tous vos autres supports.
Deux publics, et le premier n’est pas votre client
Votre enseigne est sur votre bâtiment. Votre habillage est sur votre véhicule. Votre carte d’affaires est dans votre main. Vous contrôlez le support.
L’affiche est le seul imprimé de votre image qui doit être accepté par quelqu’un d’autre avant d’exister. Un commerçant, un gestionnaire d’installation, une responsable d’accueil ou un concierge décide de ce qui monte sur le mur et de ce qui en descend.
Cette personne ne juge pas votre message. Elle juge trois choses, et aucune n’a de rapport avec votre offre. Est-ce que cette pièce va abîmer ma surface. Est-ce qu’elle va encombrer un espace déjà plein. Est-ce que je vais devoir la décrocher moi-même dans six mois parce qu’elle sera périmée.
Une affiche qui répond bien à ces trois questions reste en place. Une affiche magnifique qui n’y répond pas est refusée à la porte, et son contenu n’aura jamais servi.
La fixation se décide avant le design
C’est la décision la plus négligée et la seule qui soit vraiment irréversible une fois la commande passée.
Une punaise perce le papier et la surface. Un ruban adhésif laisse une marque en partant, ce qui suffit à faire interdire l’affichage dans beaucoup d’endroits. Une gommette abîme certaines peintures. Un cadre ou un porte-affiche règle le problème mais impose un format précis, décidé par le propriétaire du cadre et pas par vous.
Chacune de ces options a une conséquence directe sur la maquette. Un mode de fixation par les quatre coins veut dire qu’aucune information ne doit se trouver dans les coins. Un porte-affiche de comptoir retient la pièce par le bas et masque une bande. Un cadre existant impose une dimension exacte, sans négociation possible.
La bonne façon de procéder tient en une phrase. Demandez d’abord à deux ou trois endroits visés comment ils autorisent l’affichage, puis concevez. L’inverse produit des affiches qui ne peuvent pas être posées là où elles étaient destinées.
Ce qui décide qu’elle reste en place
Une affiche posée n’est pas une affiche gagnée. Elle est en sursis, et le sursis dépend de quelques détails auxquels personne ne pense au moment de la conception.
Sans elle, votre affiche est retirée au premier grand ménage du panneau, souvent avant votre échéance. Avec elle, le responsable a une raison de la garder jusqu’au bout, et il sait quand il peut la retirer sans vous nuire.
Sur un mur déjà occupé, la plus grande pièce est la première décrochée. Une affiche plus modeste mais bien composée survit à des affiches plus imposantes, simplement parce qu’elle ne dérange personne.
Un hall d’entrée en hiver, un corridor de gymnase et une porte de commerce n’ont pas la même humidité ni la même manipulation. Une feuille ordinaire gondole en quelques jours, et une pièce gondolée est perçue comme abandonnée, donc retirée.
Une pièce livrée prête à poser, dans le bon format, sans découpe ni assemblage, passe. Une pièce qui demande du travail à quelqu’un qui vous rend service reste sur le comptoir.
Un lecteur debout, à une distance qu’il choisit
Une fois l’affiche acceptée et posée, un deuxième public arrive, et il ne lit pas comme on lit un imprimé qu’on tient en main.
La personne est debout, souvent en mouvement, et la distance à laquelle elle se trouve n’est pas décidée par elle mais par l’endroit : la largeur d’un corridor, la position d’un comptoir, la présence d’une file d’attente. Cette distance détermine ce qui est lisible, et elle change d’un emplacement à l’autre pour la même pièce.
La conséquence pratique est une hiérarchie stricte plutôt qu’une taille de caractères précise. Une seule information doit être lisible de loin, une deuxième à quelques pas, et le reste ne sera lu que par une personne arrêtée devant. Trois niveaux, pas cinq. Une affiche dont tous les éléments réclament l’attention en même temps n’est lisible d’aucune distance.
La dernière ligne compte autant que la première. Ce que la personne doit faire ensuite, appeler, se présenter à une date, se rendre à une adresse, doit être la seule information de sa zone, sans concurrence visuelle autour.
De la permission aux fichiers d’impression
Nous concevons vos affiches et nous commençons par une question qui n’a rien de graphique : où les exemplaires seront-ils posés, et qui donne la permission à chaque endroit.
Cette réponse décide du reste. Elle donne le format réel plutôt que le format supposé, le mode de fixation, les marges à réserver, et souvent la nécessité de prévoir deux versions du même visuel, une grande pour les emplacements généreux et une petite pour les panneaux déjà chargés.
Nous préparons ensuite les fichiers conformes pour votre imprimeur. Nous ne posons pas les affiches et nous ne négocions pas les emplacements à votre place : ces démarches vous appartiennent, et elles se font mieux par la personne que le commerçant connaît déjà.
Nous travaillons avec les commerces, les entreprises de services et les organismes de Blainville et du secteur, dont beaucoup rejoignent leur clientèle par des emplacements prêtés plutôt que par des espaces achetés.
Compléter votre image à Blainville
Ce que les entreprises nous demandent
Faut-il demander la permission pour afficher chez un commerçant ?
Presque toujours, et c’est la première chose à préparer. Un commerçant, un gestionnaire d’installation ou un responsable de bâtiment décide de ce qui reste sur son mur. Votre affiche doit donc d’abord passer devant cette personne, qui juge autre chose que votre message : elle juge si la pièce va abîmer sa surface, encombrer son espace ou vieillir chez elle.
Pourquoi mon affiche est-elle retirée avant la fin de mon événement ?
Le plus souvent parce que rien n’indiquait quand elle devenait périmée. Une affiche sans date visible est retirée au moment du grand ménage du panneau, sans considération pour votre calendrier. Une date de fin lisible donne au responsable une raison de la garder jusqu’au bout.
Quel mode de fixation prévoir ?
Cela se décide avant la conception, pas après. Une punaise perce, un ruban laisse une marque, une gommette tache certaines peintures, et plusieurs propriétaires interdisent l’un ou l’autre. Le mode de fixation détermine la marge à prévoir et la zone où rien d’important ne doit se trouver.
Combien d’affiches faut-il prévoir ?
Plus que le nombre d’emplacements visés, parce qu’une partie sera refusée, décrochée ou abîmée. Prévoyez aussi que le même visuel devra parfois exister en deux formats, un grand pour les emplacements généreux et un petit pour les panneaux déjà chargés, sinon vous perdrez les seconds.
Faut-il mettre un code à balayer sur une affiche ?
Seulement s’il mène à une action précise et si la personne peut réellement l’atteindre. Une affiche posée trop haut, derrière une vitre avec des reflets ou dans un corridor où l’on circule ne permet pas de sortir son téléphone et de viser. Dans ces cas, une adresse courte et mémorisable travaille mieux.
Travaillez-vous avec les entreprises et les organismes de Blainville ?
Oui. Nous commençons par vous demander où les exemplaires seront réellement posés et qui donne la permission à chaque endroit. Cette réponse détermine le format, le mode de fixation et la hiérarchie de l’information avant toute discussion de style.
Votre affiche, conçue pour être acceptée
Dites-nous où vous souhaitez l’afficher. Nous partons de là, et le reste des décisions suit tout seul.
514 665-6715