Flyer publicitaire · Mascouche

Il arrivera à l’envers une fois sur deux

Vous concevez un recto et un verso. Vous décidez lequel est le plus important. Puis la pièce est enroulée dans une poignée de porte, glissée entre deux enveloppes ou plaquée sur un pare-brise, et c’est le hasard qui choisit la face que votre lecteur verra en premier.

Une ville où l’on dépose, plutôt qu’on ne remet

La Ville de Mascouche décrit son territoire ainsi sur sa page officielle : « Avec une population de 54 540 habitants répartis sur 106,64 km² ». Elle ajoute être « stratégiquement positionnée à la croisée des autoroutes 25 et 640 » et se distinguer « par son équilibre harmonieux entre urbanité et grands espaces naturels ».

Ces deux phrases décrivent une réalité de distribution plus qu’une réalité touristique. Cinquante-quatre mille personnes réparties sur cent six kilomètres carrés, cela donne un tissu résidentiel étendu, majoritairement composé de maisons individuelles avec une porte d’entrée, une allée et une boîte aux lettres, plutôt qu’un centre commercial piétonnier où l’on remet des feuillets à la main.

La conséquence est simple et elle est rarement prise en compte au moment de dessiner la pièce. Ici, un flyer n’est pratiquement jamais remis. Il est déposé. Il arrive sans que personne ne le présente, sans qu’un employé ne le tourne du bon côté, sans qu’une phrase d’introduction n’en explique la provenance.

Et une pièce déposée n’a pas de recto. Elle a deux faces, dont une seule sera vue, et ce n’est pas vous qui décidez laquelle.

Ce que cette page ne traite pas

Trois sujets voisins sont traités ailleurs et il n’y a aucune raison de les redire ici.

La péremption programmée du flyer, c’est-à-dire le fait que sa date de fin est connue au moment où on le dessine, la séparation entre le bloc permanent et le bloc daté, et l’arithmétique du rabais de quantité sont traitées sur notre page de Repentigny. Vous ne trouverez donc rien ici sur les dates, les échéances, les quantités ni le coût de la pièce suivante.

Le moment du tri, c’est-à-dire ce qui décide qu’un imprimé non sollicité est conservé ou jeté, est traité sur notre page de dépliant de Terrebonne. Cette page-ci ne porte pas sur la décision de garder, mais sur ce que la personne voit avant même de décider.

Le comportement du papier lui-même, sa transparence et le fait qu’un verso trop chargé se devine à travers un papier trop mince, relèvent du choix du support et sont traités à part. Ici, la question n’est pas ce qui traverse la feuille : c’est laquelle de ses deux faces se présente.

Ce qui est traité ici, et nulle part ailleurs, tient en une phrase : vous ne choisissez pas la face que votre lecteur verra en premier, et cela change la conception des deux.

Quatre façons d’arriver, et trois vous échappent

Une pièce publicitaire résidentielle arrive presque toujours par l’un de ces quatre chemins.

Enroulée dans une poignée de porte

C’est le mode le plus répandu pour les services à domicile. La feuille est roulée sur elle-même, ce qui masque une partie des deux faces et laisse voir une bande courbe. La personne la déroule d’une main, souvent en entrant, et la face qui se présente dépend uniquement du sens dans lequel la personne qui l’a déposée l’a enroulée.

Glissée dans la porte ou la boîte aux lettres

La pièce se retrouve mêlée à des enveloppes et à d’autres imprimés. Elle est retirée en bloc, retournée plusieurs fois pendant le tri, et regardée en biais. Aucune de ses deux faces n’a de préséance.

Placée sous un essuie-glace

C’est le seul cas où la face visible est prévisible, et elle est plaquée contre la vitre, donc invisible. Ce que la personne voit en revenant à son véhicule, c’est le dos de votre pièce. Si ce dos ne dit pas immédiatement de qui il s’agit, la feuille est retirée et pliée sans avoir été lue.

Prise sur un comptoir ou dans un présentoir

Ici seulement, vous contrôlez l’orientation, parce que c’est vous ou votre partenaire qui posez la pile. C’est aussi le mode le moins fréquent en secteur résidentiel étendu, et c’est celui pour lequel presque toutes les maquettes sont pourtant conçues.

Trois chemins sur quatre échappent donc à votre décision. La maquette, elle, continue d’être approuvée à plat sur un écran, avec le recto affiché en premier parce que c’est ainsi que le fichier s’ouvre.

Chaque face doit répondre seule à trois questions

La répartition la plus courante consiste à mettre l’image et l’accroche d’un côté, puis tout le contenu explicatif et les coordonnées de l’autre. Elle produit deux échecs symétriques.

Si la face de contenu se présente en premier, la personne voit un bloc de texte dense sans savoir de qui il vient ni de quoi il s’agit. Elle ne retourne pas la feuille pour le découvrir. Elle la met de côté.

Si la face d’image se présente en premier et qu’elle ne porte qu’un slogan, la personne voit quelque chose d’agréable sans aucun moyen d’agir. Elle n’a pas non plus de raison de retourner la feuille, parce que rien ne lui promet que la réponse est derrière.

La règle qui règle les deux cas est courte. Chaque face doit répondre seule à trois questions : qui vous êtes, ce que vous faites, et comment on vous joint. En une seconde, sans que la feuille soit retournée.

Cela impose une duplication volontaire, et c’est la partie contre-intuitive du travail. Trois éléments figurent sur les deux faces : votre logo, votre numéro de téléphone et votre territoire de service. Un designer bien intentionné les retire du verso parce qu’ils y font doublon. C’est exactement l’inverse qu’il faut faire.

Ce qui se répète, et ce qui ne se répète jamais

La duplication a une frontière nette, et la franchir gaspille la moitié de la surface que vous avez payée.

Se répètent : le logo, le numéro de téléphone et la mention du territoire desservi. Trois éléments, pas davantage. Ils occupent peu de place, ils peuvent vivre dans un bandeau discret, et ils suffisent à ce qu’aucune des deux faces ne soit orpheline.

Ne se répètent jamais : l’offre, le texte explicatif, la liste des services et le visuel principal. Une pièce dont les deux faces disent la même chose n’est pas un flyer recto verso, c’est la même affiche imprimée deux fois. Elle coûte le prix de deux faces et elle en livre une seule.

La bonne répartition consiste plutôt à donner à chaque face un rôle complet mais différent. Une face porte la raison de vous appeler maintenant. L’autre porte la preuve que vous êtes le bon choix, c’est-à-dire l’étendue de vos services, votre ancrage local ou la façon dont vous travaillez. Les deux fonctionnent seules, et lues l’une après l’autre elles s’additionnent au lieu de se répéter.

Une dernière contrainte physique mérite d’être connue avant de dessiner. Une pièce destinée à être enroulée dans une poignée de porte est lue courbée, et la courbure mange le pourtour. Une composition qui pousse le texte vers les bords perd ses extrémités. Une composition centrée, avec une marge intérieure généreuse, traverse le traitement sans dommage.

La question du dépôt, avant la question du style

Nous concevons vos flyers et nous commençons par une question que la plupart des projets ne posent jamais : comment cette pièce va-t-elle arriver chez la personne qui la lira.

Selon la réponse, la structure change. Une pièce remise au comptoir peut se permettre une hiérarchie classique avec un recto dominant. Une pièce déposée en porte-à-porte est construite en deux faces autonomes dès la première esquisse, parce que la reconstruire ensuite oblige à tout redessiner.

Nous validons ensuite la maquette dans les conditions réelles plutôt qu’à plat sur un écran : la feuille est imprimée, enroulée, retournée, regardée à bout de bras. C’est le seul contrôle qui révèle une face orpheline, et il prend quelques minutes.

Nous préparons enfin les fichiers d’impression conformes pour votre imprimeur, avec fonds perdus et zones de sécurité, et nous vous remettons le fichier de travail modifiable. Nous ne vendons pas de service de distribution : le choix du mode de dépôt et du territoire reste le vôtre. Nous avons seulement besoin de le connaître avant de dessiner.

Nous travaillons avec des entreprises de Mascouche et du secteur des autoroutes 25 et 640, dont beaucoup offrent des services à domicile et rejoignent leur clientèle par dépôt plutôt qu’en vitrine.

Ce que les entreprises nous demandent

Faut-il vraiment répéter le logo et le téléphone des deux côtés ?

Oui, dès que la pièce est déposée plutôt que remise en main propre. Trois éléments seulement doivent figurer sur les deux faces : qui vous êtes, comment vous joindre et le territoire que vous desservez. Ce n’est pas une redondance, c’est la conséquence directe du fait que vous ne choisissez pas la face que la personne verra en premier.

Un flyer recto seulement, est-ce une mauvaise idée ?

Non, c’est même souvent la décision la plus honnête. Un recto simple imprimé sur un papier suffisamment opaque évite complètement le problème de la face visible. L’erreur n’est pas d’imprimer une seule face, c’est d’en imprimer deux en supposant qu’une seule sera vue et que ce sera celle que vous avez choisie.

Que doit-on éviter de mettre en double ?

L’offre, le texte explicatif et le visuel principal. Les dupliquer transforme la pièce en deux affiches identiques et gaspille la moitié de la surface payée. Ce qui se répète, ce sont les repères d’identification. Ce qui ne se répète pas, c’est le contenu.

Comment savoir quelle face sera visible ?

Vous ne pouvez pas le savoir, et c’est le point de départ de la conception. Dans une poignée de porte, la pièce est enroulée. Dans une boîte aux lettres, elle est glissée avec le reste du courrier. Sur un pare-brise, elle est plaquée contre la vitre. Seule la remise en main propre au comptoir vous laisse choisir, et c’est le mode le moins utilisé en secteur résidentiel.

Est-ce que cela change le format à choisir ?

Oui. Une pièce destinée à être enroulée dans une poignée de porte est lue courbée et partiellement masquée par sa propre torsion, ce qui pénalise les compositions dont l’information vit sur les bords. Une composition centrée, avec une marge intérieure généreuse, résiste beaucoup mieux à ce traitement qu’une mise en page qui pousse le texte vers le pourtour.

Travaillez-vous avec les entreprises de Mascouche ?

Oui, avec des entreprises de Mascouche et du secteur des autoroutes 25 et 640. Pour un flyer, nous commençons par vous demander comment la pièce sera déposée, avant toute discussion de style. La réponse décide de la structure des deux faces.

Votre flyer, lisible des deux côtés

Dites-nous comment vos pièces sont déposées : porte, boîte aux lettres, véhicule ou comptoir. Nous construisons les deux faces autour de cette réponse.

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