Affiches à Victoriaville. La vôtre sera lue à côté de vingt autres
À Victoriaville, votre affiche ne travaille pas seule sur un mur. Elle est punaisée sur un babillard partagé, au milieu de vingt autres, et lue à la distance d’un bras par quelqu’un d’arrêté. Presque toutes les règles habituelles de l’affiche s’en trouvent inversées.
Presque tout le conseil sur l’affiche suppose une affiche seule
Ouvrez n’importe quel guide sur la conception d’affiches. Vous y lirez qu’il faut être lisible de loin, qu’il faut trois secondes pour capter l’attention, qu’il faut un message par affiche, et qu’un passant décide en marchant.
Ces conseils décrivent tous la même scène : une affiche seule, sur un mur, vue de loin, par quelqu’un qui passe.
À Victoriaville, ce n’est pas là que votre affiche va travailler. Elle va se retrouver sur un babillard, punaisée au milieu de vingt autres, et lue par quelqu’un qui est debout à soixante centimètres d’elle, immobile, en train de balayer le panneau au complet.
Ces deux situations n’ont presque rien en commun. Et la seconde change à peu près toutes les décisions de conception.
Ce que Victoriaville change à cette question
Victoriaville est le chef-lieu de la MRC d’Arthabaska, qui regroupe 22 municipalités sur un peu plus de 1 900 kilomètres carrés, pour une population d’environ 72 000 personnes selon le recensement de 2016. Warwick, Kingsey Falls, Daveluyville, Tingwick, Chesterville, Saint-Albert, Saint-Valère et Ham-Nord font partie du même ensemble.
Cela veut dire deux choses concrètes pour une affiche.
La première, c’est qu’une bonne partie de votre public ne vit pas à Victoriaville. Il y vient. Pour le cégep, pour l’épicerie qu’il n’a pas chez lui, pour un rendez-vous, pour l’aréna. Il fait un déplacement, il stationne, il entre quelque part.
La seconde en découle. Dans une ville qui joue ce rôle, les surfaces où l’on rejoint réellement ce public ne sont pas les murs extérieurs. Ce sont les endroits où les gens s’arrêtent à l’intérieur : le babillard communautaire de l’épicerie, le mur près de la sortie du cégep, le corridor de l’aréna, le tableau de la caisse, le panneau du centre communautaire.
Ces surfaces ont une propriété que les murs n’ont pas. Elles sont partagées.
Votre affiche n’est jamais jugée seule
Voici le point central, et c’est celui qui manque à presque tous les conseils qu’on lit.
Sur un babillard, personne ne regarde une affiche. On regarde un panneau. L’œil balaie l’ensemble, s’arrête sur deux ou trois éléments, et le reste n’existe pas.
Votre concurrent, à ce moment précis, n’est pas l’autre entreprise de votre secteur. C’est l’affiche du cours de danse, celle de la vente de garage, celle du spectacle, celle des cours de natation, et la feuille manuscrite avec les languettes à déchirer.
Cela déplace complètement la question. La bonne question n’est plus « est-ce que mon affiche est belle », ni même « est-ce qu’elle est lisible ». C’est : qu’est-ce qui, dans ce panneau précis, va faire que l’œil s’arrête sur la mienne plutôt que sur les dix-neuf autres.
Et la réponse est rarement dans le détail. Elle est dans ce qui se voit avant qu’on ait lu quoi que ce soit.
La distance de lecture s’inverse
C’est la conséquence la plus utile, et elle va à l’encontre du réflexe habituel.
Une affiche de rue est lue à plusieurs mètres. D’où la règle bien connue : très peu de mots, très gros caractères, une seule idée.
Une affiche de babillard est lue à la distance d’un bras. Le lecteur est arrêté, il a choisi de s’approcher, et il peut lire un texte de taille normale sans effort.
Autrement dit, la contrainte s’inverse. Vous n’avez pas moins de place, vous en avez plus. Une affiche de babillard peut porter une vraie explication, un prix, des heures, trois arguments, une adresse complète, alors qu’une affiche de rue ne le peut pas.
L’erreur classique consiste à appliquer les règles de l’affiche de rue à une affiche de babillard : un seul mot énorme, aucune information, et un lecteur qui repart sans savoir ce que vous vendez, où vous êtes, ni quoi faire ensuite. Il était à soixante centimètres, il avait le temps, et on ne lui a rien dit.
La bonne construction est en deux temps. Un élément qui arrête l’œil à l’échelle du panneau, puis, une fois la personne engagée, tout ce dont elle a besoin pour agir.
Ce qui vous distingue n’est pas votre design
Regardez un babillard communautaire. Une chose saute aux yeux : presque tout y est au même format, une feuille de papier à lettre en orientation portrait, imprimée sur une imprimante de bureau.
Cette uniformité est une occasion, parce qu’elle est gratuite à exploiter.
Aucune de ces décisions n’est esthétique. Ce sont des décisions de fabrication, elles se prennent avant la maquette, et elles font plus pour votre visibilité que le choix de la police.
Le papier mérite une mention particulière. Sur un babillard, votre affiche reste en place des semaines. Une feuille d’imprimante posée près d’une porte qui s’ouvre sur l’hiver, dans un corridor humide d’aréna, se déforme, se décolore et finit par pendre. Une affiche qui pend est une affiche qu’on ne lit plus, et souvent une affiche qu’on retire.
Ce que cette page ne traite pas
Trois sujets voisins sont écartés volontairement, parce qu’ils appartiennent à d’autres pages de cette série et qu’il serait inutile de les répéter ici.
La question de la permission, celle de savoir à qui appartient le mur et qui autorise l’installation, est traitée ailleurs. Cette page suppose que vous avez le droit d’afficher et s’occupe de ce qui se passe ensuite.
La question de la date de retrait et du vieillissement d’une affiche annonçant un événement daté est traitée ailleurs aussi. Ce qui nous occupe ici vaut autant pour une affiche permanente que pour une affiche temporaire.
Et la conception d’une affiche extérieure grand format, lue de loin et à vitesse de voiture, est un autre métier avec d’autres règles. C’est précisément celui dont cette page dit qu’il ne faut pas l’appliquer à un babillard.
Ce que nous produisons, concrètement
Pour une affiche destinée aux surfaces partagées de Victoriaville et de la région, le travail se fait dans cet ordre.
D’abord le format et le papier, parce qu’ils déterminent la visibilité avant même le contenu, et parce qu’ils coûtent plus cher à changer une fois la maquette approuvée.
Ensuite la construction en deux temps : l’élément qui gagne le balayage du panneau, puis le contenu que le lecteur arrêté peut réellement absorber.
Ensuite la déclinaison. Une affiche qui fonctionne existe rarement en un seul exemplaire. Il vous en faut souvent une version pour un babillard vitré au format imposé, une version réduite à afficher au comptoir, et un fichier pour vos réseaux sociaux qui reprend le même visuel sans être une photo de l’affiche.
Enfin les fichiers d’impression eux-mêmes, prêts pour l’imprimeur, avec les marges et les fonds perdus corrects, et une version que vous pourrez réimprimer vous-même sans nous rappeler.
Votre affiche doit ressembler à tout le reste
Une affiche fonctionne mieux quand elle ressemble au reste. Si votre entreprise a déjà une carte d’affaires ou un site web, votre affiche doit s’y rattacher visuellement, sans quoi la personne qui vous a vu sur un babillard ne fera pas le lien quand elle vous cherchera ensuite.
Affiches à Victoriaville, ce qu’on nous demande
Quel format d’affiche fonctionne le mieux sur un babillard communautaire ?
Rarement le format le plus courant. Sur un babillard, presque tout est en format lettre vertical imprimé au bureau. Un format ou une orientation différente se remarque avant même d’être lu. La décision se prend avant la maquette, parce qu’elle est coûteuse à changer ensuite.
Faut-il très peu de texte sur une affiche ?
Cela dépend de la distance de lecture. Une affiche extérieure lue à plusieurs mètres, oui. Une affiche de babillard est lue à la distance d’un bras par quelqu’un d’arrêté : elle peut porter une vraie explication, des heures, un prix et une adresse complète. Appliquer la règle de l’affiche de rue à un babillard fait repartir le lecteur sans information.
Quel papier choisir pour une affiche qui reste en place plusieurs semaines ?
Un papier plus épais qu’une feuille d’imprimante. Dans un corridor d’aréna ou près d’une porte extérieure, une feuille mince gondole, se décolore et finit par pendre. Une affiche qui pend n’est plus lue, et elle est souvent retirée par la personne qui entretient le babillard.
Desservez-vous les municipalités autour de Victoriaville ?
Oui. La MRC d’Arthabaska regroupe 22 municipalités, dont Warwick, Kingsey Falls, Daveluyville, Tingwick et Chesterville. Les affiches sont conçues et produites de la même façon pour l’ensemble du secteur.
Livrez-vous les fichiers pour que je puisse réimprimer moi-même ?
Oui. Vous recevez les fichiers prêts pour l’imprimeur, avec marges et fonds perdus corrects, ainsi qu’une version que vous pouvez réimprimer sans nous rappeler.
Parlons de vos affiches à Victoriaville
Dites-nous où vos affiches seront posées, et non seulement ce qu’elles doivent annoncer. Un babillard d’épicerie, un corridor d’aréna et une vitrine de commerce n’appellent pas la même pièce, et c’est cette information qui nous permet de proposer le bon format dès le départ.
514 665-6715